© Par Yannick Fleck Osteopathe SASU.

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L’urgence de soigner et l’urgence de prendre soin…

November 29, 2017

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Stress : Faire appel à un ostéopathe, pour quoi, quand ?

 

Dans notre environnement quotidien, personnel parfois, et professionnel très (trop) souvent, le stress est devenu banal et presque normal…

 

Mais qu’est-ce que ce stress, à proprement parler, et quelle est notre réaction face à lui ?

 

Le physiologiste canadien Hans Selye décrit dans les années 1920 le mot « stress » pour décrire la réaction physiologique du corps à une situation de contraintes.


 

Dans un ouvrage fondamental, The Stress of Life, il pose les fondations du lien neuro-endocrinologique, neuro-hormonal de l’effet du stress sur l’organisme de ses patients.

 

Il décrit la physiopathologie, les mécanismes biologiques, du lien entre l’esprit et le corps, répondant aux théories psychanalytiques de la psychosomatisation.

 

Hans Selye y décrit le Syndrome Général d’Adaptation, en trois phases :

 

  • La phase d’alarme : la réaction immédiate à un stress.

 

Dans cette situation, les humains réagissent de deux façons : la lutte ou la fuite, l’énergie est mobilisée à cette fin au dépend d’autres systèmes (digestif, immunitaire, etc.) ; 


 

  • La phase de résistance ou d’adaptation.

 

Si le stress persiste, le corps s’adapte, mais l’énergie restant concentrée sur le stress, l’organisme puise dans ses capacités de défense, au risque de voir apparaitre des troubles fonctionnels.

Les organes restent « opérants », mais avec une efficacité moindre ou une fonction moins bonne.

 

Apparaissent donc des troubles comme les aigreurs d’estomac, les reflux gastro-oesophagiens, les troubles du transit, mais aussi des troubles respiratoires, des états anxieux ou dépressifs, des troubles du sommeil et une hyper-sensibilité aux infections par un système immunitaire moins efficace, tout autant que des douleurs articulaires, des raideurs, maux de dos, de tête ;

 

  • La phase d’épuisement :

 

Ce dernier stade apparaissant après une exposition prolongée à un stress ou si le stress a d’emblée surpassé les capacités d’adaptation de l’organisme du patient.

 

Cette phase voit donc l’organisme du patient compromis dans son fonctionnement, avec l’apparition de troubles organiques, des maladies, des « vraies » : les organes vont possiblement développer des pathologies biologiques : inflammations digestives ou articulaires, ulcères gastro-duodénaux, dépression, trouble psychologique, maladie auto-immunes... 


 

 

 

Par la suite, Lazarus et Folkman en 1984 ont précisé ces mécanismes en décrivant que ce ne sont pas les évènements en eux-mêmes qui déterminent l’apparition du stress au niveau de notre organisme, mais bien la perception et le vécu de ces évènements par l’individu.

Ces mécanismes d’adaptation au stress sont donc très individuels : chacun a sa propre capacité à réagir aux contraintes.

 

 

Les symptômes décrits dans ces phases d’adaptation sont donc prouvés, mais connus depuis « toujours », comme en témoignent nombre d’expressions populaires : en réaction au stress, on se retrouve tantôt la boule dans la gorge, le ventre noué, avec des acidités, la tête prise en étau, attrapant le moindre virus qui passe.

 

Et nous parlons bien encore de ceux qui portent le monde sur les épaules, avant d’en avoir plein le dos, ou les jambes coupées…

L’autre éclairage important de Lazarus et Folkman est que faute de moyens d’expression adaptés, les patients soumis au stress voient les conséquences s’inscrire de façon quasi immédiate dans leur corps et leur fonctionnement.

 

 

 

Face à ces constats, notre rôle d’ostéopathe pourrait s’inscrire dans ce que Claude Bochurberg, ostéopathe auteur de nombreux ouvrages notamment dédiés aux troubles psychosomatiques, décrit comme la dialectique palpatoire : la main de l’ostéopathe étant le pont entre le toucher et le dire :

permettre au corps patient, son organisme, de s’exprimer, instaurer un échange là où le patient n’a pas pu exprimer ou évacuer son stress.

 

 

Le rôle de l’ostéopathe ne sera pas seulement d’entendre ce que le patient veut ou peut dire lors de l’entretien préalable au traitement, mais surtout comprendre ce que le corps exprime. Ainsi, il cherchera à l’aider à trouver des portes à ouvrir pour remettre en mouvement ces émotions dans l’organisme.

En levant les spasmes, les tensions, en remettant les articulations en mouvement, en régulant les compensations que le corps a mis en place pour résister au stress, l’ostéopathe tentera de redonner au corps la capacité à s’adapter : à relancer son fonctionnement.

 

Ainsi, l’ostéopathe tentera d’assister le patient dans son quotidien : tant que ce patient saura écouter son corps, et ses systèmes d’alarme ou d’alerte avant que les organes eux-mêmes soient touchés.

 

 

Donc la prévention ou la prise en charge précoce de ces signes sera toujours la meilleure réponse et la meilleure prise en charge.

 

En cela, l’ostéopathie se démarque peut-être de nos réflexes de santé, sachons être plus préventifs que curatifs : apprenons à prendre soin de nous, de notre organisme, avant de le soigner.

 

Article rédigé par 

 

Yannick Fleck Ostéopathe

20 rue du Général Bertrand

75 007 Paris

06 20 98 71 95

 

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